Deux Français, deux droits ? Non.
Transcription
Le 25 janvier 2024, le Rassemblement national déposait sur le bureau de l'Assemblée nationale une proposition de loi pour réviser la constitution et introduire pas seulement la préférence nationale, mais bien au-delà une discrimination à l'égard des Français binationaux. J'attire votre attention sur cet article qui interdirait à un Français ayant une autre nationalité, d'occuper un emploi dans l'administration, d'occuper un emploi dans une entreprise publique ou dans un organisme qui est une mission de service public. Ça veut dire qu'un Français qui est norvégien en plus, qui est brésilien, qui est malien, sénégalais ou tout autre, mais Français ne pourrait pas avoir un emploi dans les structures que je viens d'évoquer. On appelle ça une xenophobie d'État et c'est ce que le Rassemblement national veut introduire dans la constitution française, ce qui est une rupture grave, mais terriblement grave, avec les grands principes qui nous guident ou qui guide notre République depuis la déclaration des droits de l'homme et du citoyen. Les responsables du Rassemblement national disent aujourd'hui mais non, on le fera pas. Très bien, on prend un. Sauf que le texte déposé sur le Bureau de l'Assemblée nationale n'a pas changé d'une ligne et donc il ne faut pas les croire et bien penser que s'ils arrivaient au pouvoir, c'est une disposition qui serait prêt à faire passer par référendum.