La social-démocratie, enfin réhabilitée
Transcription
Parmi les mérites de l'élection primaire qui a désigné Raphaël Glucksmann, il y a un point qui n'est pas passé inaperçu, mais qui mérite d'être souligné, c'est la réhabilitation de la social-démocratie, puisqu'on a beaucoup parlé de cette primaire de la gauche social-démocrate. Car pendant longtemps à gauche, c'était un terme banni. Dès le début du XXe siècle, Trotsky parlait d'agents de la bourgeoisie, de capitulaires, de capitulaires, de traites, etc. Maurice Torres du Parti communiste dans les années 30 enchaînait. Ce sont des sociophagistes. Même Jean-Luc Mélenchon a repris le terme de capitulaires, d'agents de la bourgeoisie, d'illusions réformistes. Pour lui, c'est normal, puisque sa candidature est soutenue par deux partis Trotskis, le Parti Ouvrier Internationaliste, là où il fait d'ailleurs un certain nombre de ses réunions, et le NPA, le nouveau parti anticapitaliste. Donc il faut bien donner quelques gages. En tout cas, cette primaire aura permis d'une réhabilitation, à un moment curieux d'ailleurs, à un moment où la social-démocratie est plutôt en régression et en crise dans le reste de l'Europe. Mais c'est une bonne formule, une belle formule, car la social-démocratie, elle a beaucoup de défauts. Mais il y a deux choses qu'elle n'a jamais fait dans son histoire. Un, elle n'a pas inventé le goulague, et elle n'a jamais porté atteinte à la démocratie.